Protéger depuis le ciel : les ballons des Renseignements de Tsahal

L'une des meilleures techniques de Tsahal pour récolter des renseignements est basée sur une méthode très simple : des ballons. Le Corps de Collecte des Renseignements utilise ces ballons pour obtenir des informations et pour surveiller les activités terroristes en temps réel. Les soldats affectés à cette tâche se sont montrés indispensables pendant l’Opération Bordure Protectrice.

07.10.14
L’équipe éditoriale de Tsahal

Le Corps de Collecte des Renseignements de Tsahal est en charge de rassembler toutes les informations pour pouvoir repérer les menaces au sol. Parmi leurs meilleurs instruments figurent les ballons aériens qui parcourent les cieux au dessus des territoires ennemis. La compagnie des ballons d’observation utilisent ces outils simples d’apparence pour rassembler des renseignements et pour patrouiller le ciel.

“L’ENNEMI N’A AUCUNE IDÉE DE TOUT CE QUE L’ON PEUT VOIR”

Les ballons sont équipés d’instruments de pistage et fournissent à Tsahal des informations précieuses sur les activités de l’ennemi. Le lieutenant Orel, commandant de la compagnie des ballons d’observation, explique tout ce dont ces derniers sont capables.

“Nous avons la possibilité d’observer des petites et lointaines structures à Gaza. Nous pouvons détecter les terroristes et les armes qu’ils portent. L’ennemi n’a aucune idée de tout ce que l’on peut voir depuis là-haut.”

Ce qui rend ces ballons vraiment exceptionnels, c’est leur capacité à rester en vol durant de longues périodes. Ils n’ont pas besoin d’un ravitaillement d’essence constant comme les avions et sont donc capables de pouvoir fournir de façon constante des renseignements sur une cible ou une zone suspecte.

“JE CONNAIS SHUJA’IYA MIEUX QUE MA POCHE”

Les capacités uniques du ballon requièrent des opérateurs et des observateurs extrêmement bien entraînés. La plupart sont des femmes comme le sergent de réserve Gabrielle. “Être un observateur demande beaucoup de détermination et de hautes qualités”, explique t-elle.

“En peu de temps, je dois être capable de couvrir une zone considérable et d’en connaître chaque détail. Je dois également constamment fournir des informations et les mettre à jour. Je connais Shuja’iya mieux que ma poche. Ce sont des connaissances que personne ne peut remettre en question, et c’est une énorme responsabilité.”

“SI JE N’AVAIS PAS REPÉRÉ LES TERRORISTES, ILS AURAIENT PRIS PAR SURPRISE NOS TROUPES AU SOL”

Pendant la phase terrestre de l’Opération Bordure Protectrice, les ballons d’observation ont joué un rôle très important dans la protection des forces de Tsahal au sol. “Notre mission consistait à détecter des mouvements ennemis dans la zone de guerre, afin d’empêcher de possibles attaques contre nos soldats”, explique le lieutenant Orel.

 

Le sergent Gabrielle était en première ligne du système de défense contre ces attaques pendant l’opération :

“Pendant que j’observais la zone, j’ai soudain aperçu trois points en mouvement. J’ai fait un zoom et j’ai compris que ces points étaient en fait des individus. Ils sortaient et entraient en courant dans un bâtiment, tout en regardant nos soldats. Je ne savais pas ce qu’ils comptaient faire, mais il était clair qu’il ne s’agissait pas là de civils et je savais que je devais mettre en garde nos forces contre ce danger. Nous leur avons tiré dessus et ils ont répondu en tirant sur nos tanks. Nous avons pu rapidement neutraliser ces terroristes.

Ces terroristes étaient si proches de nos soldats. Je ne peux même pas imaginer ce qui aurait pu se passer si je n’avais pas repéré ces terroristes. Ils auraient pris par surprise nos troupes au sol.”